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Et les émotions ?

Depuis environ une ou deux décennies nous nous intéressons de plus en plus aux émotions. Avant, c’était réservé aux publicistes qui utilisaient les émotions pour nous vendre des objets de consommation et certains psychologues ou psychothérapeutes. Aujourd’hui, c’est devenu presque commun de dire que nous devons accepter nos émotions. Si avant, il s’agissait de les exprimer, aujourd’hui il faut devenir ami avec elles.

Je ne peux que me féliciter de cette évolution ; néanmoins, deux questions s’imposent : pourquoi faut-il devenir ami avec nos émotions négatives ? Et où cela nous mène-t-il ?

Je me souviens d’une émotion intense d’abandon, suite à une séparation. Comme j’avais déjà expérimenté le pouvoir de l’accueil des émotions dans un épisode précédent de séparation j’ai tenté à nouveau cet exercice. Malgré toutes mes tentatives ce fut un échec. Finalement, en désespoir de cause j’en parlais à Arnaud Desjardins. Sa réponse fut très courte : pourquoi faites-vous cette exercice d’accueil ? Et tout de suite l’évidence s’est imposée en moi : j’accueillais cette souffrance de séparation dans le but de m’en débarasser ! Ce n’était donc pas du véritable accueil !

Imaginez : « une mère tient dans ses bras son enfant qui pleure à chaude larmes parce qu’il a été frappé par un camarade. Celle-ci le console en pensant secrètement que si elle accueille son enfant il s’en ira et la laissera tranquile. » Ne croyez-vous pas que son fils va peu à peu sentir que sa mère ne l’aime pas vraiment ?

Accueillir ses émotions négatives afin qu’elles « débarassent le plancher » est une attitude calculatrice : c’est du commerce ! Cela ne peut pas marcher ! Nous devons les accueillir parce qu’elles sont là et qu’elles vont peut-être rester, point final ! Néanmoins, il n’est pas inutile de se souvenir que les émotions négatives sont soumises également à la loi du changement et qu’elles vont donc se transformer !

Qu’est-ce que nous voulons vraiment ?

La réponse pourrait être :  » je souhaite que mes désirs soient satisfaits  » ou alors « je ne souhaite pas souffrir », « je souhaite m’amuser »,etc…

Lorsque nous observons la vie du monde, que voyons-nous ? Que les désirs ne sont de loin pas toujours satisfaits et que la souffrance psychologique, outre la douleur physique, est très présente partout.

La quasi totalité des gens se satisfait de cette situation pas très heureuse.

Certains, néanmoins, veulent autre chose ; vous devez très certainement en faire partie si vous lisez ce texte ou visionner la vidéo correspondante ! Sinon, vous m’auriez vite quitté !

Alors, que faire ?

3 questions doivent s’imposer et devenir insistantes :

. Qu’est-ce que je veux vraiment ? est-ce que je peux me satisfaire de cette vie décevante, parsemée de petites joies et de souffrances ?

. Si non, alors pourquoi cette vie me déçoit ? Qu’est-ce qui provoque cet océan de souffrance sur la terre et parfois dans ma vie ?

. Suis-je prêt(e)à en chercher la cause ?

Si ces 3 questions commencent à vous obséder, la vie va répondre à votre appel et un début de chemin va se manifester.

Mais ne laissez jamais très loin de vous-mêmes ces interrogations !

Pour approfondir le sujet vous pouvez visionner cette vidéo : « l’île mystérieuse »

Se connaître soi-même

Nous faisons ce que nous ne voulons pas faire, nous ne faisons pas ce que nous voulons faire !

Tel est souvent notre condition ! Les bonnes résolutions ne sont pas si facile à tenir ! Pourquoi ?

Parce qu’une grande partie de nos actes et réactions sont commandées par la partie inconsciente de notre être. C’est dans cette partie-là que se trouve les racines de nos souffrances ; Les croyances limitantes, les conditionnements de notre passé (enfance, éducation, hérédité etc…), les traumatismes anciens (légers ou profonds) agissent secrètement en nous.

Ce sont ces fonctionnements qui sont le plus souvent à l’oeuvre lorsque nous aimons ou n’aimons pas quelque chose. Si nous voulons retrouver de la liberté et de la spontanéité, alors pas de miracle, nous devons apprendre à nous connaître.

Imaginez :

un voleur du….dernier siècle pénètre dans votre appartement en pleine nuit ; vous êtes au lit. Vous entendez du bruit au salon. Plein de courage, vous prenez le premier objet qu vous tombe sous la main (un balai !) et vous vous approchez sans bruit du salon. Là, subitement vous mettez la lumière ! Le voleur, qui ne vous a pas entendu, est pris de court : la peur change de camp et il s’en va brusquement !

Il en est de même avec ces fonctionnements inconscients : lorsqu’ils sont vus à la lumière de la conscience, ils se révèlent et perdent progressivement de leur emprise !

Si vous désirez approfondir ce thème vous pouvez visionner cette vidéo :  » Du jardin de l’Eden au péché originel »

D’ou vient la souffrance ?

La souffrance psychologique est un aveu d’impuissance !

Vous faites 100 mètres pour rejoindre votre voiture, et mince vous avez oublié la clef : irritation ! Vous oubliez d’acheter le lait que votre épouse vous a demandé pour le bébé : colère et frustration ! Votre ami vous annonce qu’il a rencontré une autre femme : énorme tristesse et colère ! Vous portez votre tasse de café au salon et elle se renverse à demi sur le canapé : gros agacement !

Notre vie est parsemée de ces petites ou grandes souffrances ; ce sont elles qui nous empêchent d’être heureux. Elles ont une seule cause : nous refusons la loi du changement, du moins lorsque elle n’est pas à notre avantage ; alors nous avons l’impression que tout nous échappe et que nous perdons le contrôle.

Mais le café s’est renversé et il ne nous a pas demandé notre avis pour le faire !

Nous nous sentons impuissants et donc nous souffrons !

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