Nous avons la possibilité de choisir mais la plupart de ces choix (voire tous !) sont conditionnés.
Si nous ne sommes pas libres de nos choix, alors sommes-nous responsables de ces actes ?
A l’exemple de la justice humaine la réponse est assez simple : nous ne sommes pas responsables si la liberté dans le choix n’est pas là. Un immense soulagement peut émerger d’une telle conclusion ; car, le sentiment de culpabilité n’a plus de justification ; nous n’avons pas à porter le poids de cette responsabilité ainsi que le poids du monde sur nos épaules !
En revanche, s’il est vrai qu’un grand sentiment de liberté peut se révéler, nous aurons à vivre néanmoins les conséquences des actes que nous avons posé malgré cette absence de responsabilité.
« Vous tuez l’amant de votre femme ! » Même si d’innombrables conditionnements internes et externes vous ont poussé à faire cet assassinat et qu’ainsi vous ne pouvez en être le responsable, il n’empêche que c’est bien vous qu’on mettra en prison ! Si par chance votre geste n’est pas découvert, c’est bien en vous que le sentiment de culpabilité travaillera et crééra sa cohorte de réactions internes négatives qui ruinera votre vie !
Alors, si nous n’avons pas de responsabilité nous pouvons nous permettre de tout faire ? me direz-vous ! Non, car si vous n’avez pas les dispositions pour le faire (tendances et conditionnements) jamais vous ne pourrez assassiner cet amant !
Concrètement que fait-on ?
Nous pouvons continuer à choisir et avoir ainsi parfois l’illusion du libre-arbitre, mais faisons le sans être dupe. Et si nous le pouvons (c’est-à-dire avons la disposition pour le faire) utilisons nos expériences passées en tirant les leçons de nos échecs et erreurs, non pas pour nous sentir coupables et responsables, mais pour tenter d’améliorer la qualité de nos actes futurs.
Et profitons ainsi de d’une vie plus légère et joyeuse qui fait écho aux paroles de l’évangile : « Que ta volonté soit faite » ou celle de l’Islam : « Incha’Allah », si Dieu le veut.