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Développement personnel et chemin spirituel

Le développement personnel n’est pas le chemin spirituel et il faut bien voir les différences.

Nous pouvons comparer la transformation de l’être humain à celui de la chenille. Celle-ci n’a qu’un but, devenir un papillon ! Symboliquement, le papillon signifie la liberté, la beauté en comparaison de l’état de chenille obligée de ramper. De même, l’être humain est appelé à découvrir la liberté la plus totale, l’épanouissement complet que les orientaux appellent l’illumination ou Sainte Thérèse d’Avila, la perfection.

Comme nous le savons, toutes les chenilles malgré leur désir ardent n’arrivent pas et de loin à l’état de papillon. Les prédateurs, les maladies, l’absence de nourriture vont ruiner ce désir de très nombreuses chenilles. Celles qui y arriveront devront passer l’extraordinaire mutation qu’est le phénomène de la chrysalide. Lorsqu’elles passeront ce passage extrêmement délicat elles changeront de forme et deviendront un papillon. Pour ce faire, en tant que chenilles elles vont manger avidement pour devenir fortes et solides afin de passer l’ épreuve de cette mutation radicale.

Pour l’être humain, c’est pareil. Il devra passer par une mutation profonde, celle de la transformation d’un « moi-je » limité, qui se sent séparé des autres à un Moi-je relié. Certains appellent cela la disparition de l’égo. Tel est le chemin spirituel.

Mais pour qu’une telle prouesse puisse se passer il faut que le moi-je séparé, celui que nous connaissons habituellement devienne suffisamment fort et équilibré afin qu’il puisse supporter cette prodigieuse mutation. Voilà pourquoi, le développement personnel peut avoir tout son sens. Renforcer ce moi-je, diminuer l’impact des différentes névroses ont du sens car ainsi, peu à peu il se prépare à l’ultime étape, celle du chemin spirituel.

Néanmoins, croire que renforcer ou équilibrer ce moi-je séparé est suffisant pour passer cette mutation n’est pas juste. Il faudra avoir ce désir intense de libération, de transformation radicale pour que généralement cela se passe. Un peu de yoga ou de méditation, du thai Chi ou un processus thérapeutique pourront nous induire en erreur et nous faire croire que nous sommes sur le chemin spirituel. Toutes ces activités ont du sens pour nous préparer éventuellement à cette transformation radicale, mais un jour si on le veut, il faudra aller plus loin.

C’est déjà pas mal une chenille forte, équilibrée et bien dans sa peau, mais cela n’a rien à voir avec la majestueuse présence du papillon !

Et si on parlait d’amour ?

L’amour, c’est comme l’eau, on peut lui donner de nombreux noms, comme par exemple Wasser en allemand ou pani en sanscrit, c’est toujours de l’eau ; ainsi, l’amour, c’est toujours ce sentiment d’un coeur rempli à raz bord de douceur, de légereté, de force, de joie, de liberté, de compassion, etc.

Cet amour se révèle de deux manières: soit il est conditionné, soit il est inconditionnel !

L’amour conditionné, c’est l’amour humain que nous connaissons tous. Nous l’éprouvons lorsqu’un objet extérieur, qu’il soit une personne ou un simple objet (une voiture !) satisfait notre désir. Cet amour dépend donc des circonstances extérieures ; par exemple, si l’être aimé me quitte ou est désagréable avec moi alors je ne ressents plus cet amour. Il s’est envolé ! Cet amour-là rime avec souffrance, avec manipulation, recherche de pouvoir, etc… On ne peut pas avoir l’un sans l’autre. Voilà pourquoi dans des cas extrêmes cet amour se transforme en haine et peut se terminer même par un crime !

L’amour inconditionnel n’a pas de contre partie. Vous ne pouvez pas aimer inconditionnellement et ensuite détester la personne que vous avez aimée et qui vous quitte ! Cet amour, comme l’autre d’ailleurs, provient de l’intérieur de nous-même. C’est comme si en nous il y avait une source d’eau miraculeuse – l’amour – qui se renouvelle à chaque instant et se manifeste de différentes manières, comme les différentes couleurs de l’arc-en-ciel. Cet amour-là ne dépend pas des circonstances extérieures ou de nos états d’âme.

Comme nous sommes obnubilés par l’extérieur nous oublions continuellement que cet amour pulse en nous-mêmes et qu’il n’est pas lié en réalité à ces objets extérieurs. Mis à part quelques êtres exceptionnels nous faisons toutes et tous cette méprise.

L’ascèse ou le chemin spirituel va consister à se libérer de cette méprise et à enlever les couches d’illusion qui bouchent le plus souvent l’accès à cette source d’amour.

Alors voulez-vous vous satisfaire d’un amour conditionné qui vous file entre les mains et vous laisse à la fin amer ou souhaitez vous de tout votre coeur redécouvrir cette source magique de l’amour inconditionnel ?

Que faire avec les désirs ? – 2 –

4 Statégies s’offrent à nous afin de gérer habilement nos désirs.

1.- La première est essentielle : c’est l’accueil des désirs. Tout désir peut et doit être accueilli ; même celui qui peut être à nos yeux le plus répréhensible ou le plus honteux ! Accueillir signifie qu’il faut en prendre conscience, le comprendre et ne pas le rejeter. Accueillir un désir, comme par exemple le désir d’établir un lien affectif et sexuel avec sa belle-soeur, ne signifie pas pour un aspirant à la sagesse qu’il faille forcément le satisfaire. Il s’agit de le reconnaître et de le remettre dans un contexte général.

2.- La deuxième stratégie est la satisfaction consciente de certains de nos désirs. Tout désir n’est pas à satisfaire mais certains doivent l’être, faute de quoi l’amertume et la frustation seront trop fortes et nous empêcheront de progresser. Il nous faut donc faire preuve de discrimination afin d’évaluer ceux qui sont importants et de faire beaucoup d’efforts afin de les réaliser.

Il nous faut également apprendre à satisfaire consciemment nos désirs. Manger du chocolat en regardant la télévision n’est pas satisfaire consciemment un désir ! En revanche, le manger en y mettant toute notre attention et présence, en le dégustant véritablement va faire grandir en nous la liberté face aux désirs (outre un plaisir plus grand !).

3.- Certains désirs, comme celui de devenir archi-milliardaire ne sont peut-être pas réalisables et nécessaires. Nous pouvons alors utiliser la technique de visualisation créatrice afin de s’en libérer. Par exemple, « imaginer concrétement ce que je ferai avec un gain de 250 millions à la loterie », autant dans les aspects positifs que négatifs et d’imaginer même la saveur du plaisir vécu ainsi que de la souffrance rencontrée va permettre d’abandonner de telles ambitions et de devenir plus neutre avec l’argent.

4.- Enfin la dernière stratégie est essentielle également. Il ne faut pas avoir peur de vivre la frustration. Nous accordons trop d’importance à celle-ci. Comme si notre vie dépendait de la satisfaction de ce désir ! « D’accord, je suis frustré ; et alors ? » De la même manière que nous devons apprendre à vivre consciemment les désirs, il nous faut apprendre à ressentir consciemment une frustration. Si nous le faisons sérieusement nous allons découvrir qu’une telle frustration accueillie peut s’évanouir, disparaître sans laisser de traces.

Parfois, il faudra utiliser ces diverses stratégies ensemble ou séparément. il pourrait également être avisé de se faire aider par une personne compétente qui, elle-même, est devenue habile avec la gestion de ses propres désirs.

Que faire avec les désirs ? – 1 –

Pour celui ou celle qui est engagée sur le chemin de la sagesse il est très important de devenir habile avec les désirs. Ceux-ci sont une partie très importante de notre vie puisqu’ils se manifestent depuis le matin jusqu’au soir, du début de la vie jusqu’à la mort.

Comment fonctionne le désir ? C’est toujours pour obtenir quelque chose ou faire disparaître quelque chose. Le désir est comme une élastique: il y a un certain délai entre le désir et la satisfaction éventuelle de celui-ci. Ce délai crée une tension, ainsi qu’une attente. Plus le désir est intense plus vive est la tension. Lorsque ce désir trouve satisfaction la tension disparaît et le plaisir ou la joie apparaît. Si le désir n’est pas satisfait, alors la tension se transforme immédiatement en frustration et les résidus de tension s’installent dans le corps. Tout désir provient du désir fondamental de complétude. Bien évidemment, la satisfaction des désirs n’apporte pas la complétude totale puisque les objets du désir sont nécessairement limités (objets qui passent de mode, personnes qui changent, etc…) Ainsi la satisfaction des désirs ne peut pas étancher la soif d’absolu et le plaisir ou la joie ne sera que partielle, limitée et passagère. Ensuite, un nouveau désir apparaîtra….

Nous sommes donc enchaînés à ce processus de désir qui se renouvelle sans cesse. Arnaud Desjardins appelait cela : la tyrannie des désirs !

Faut-il donc satisfaire les désirs ou y renoncer ?

S’il l’on pouvait choisir, peut-être serait-ce plus sage d’y renoncer…mais c’est juste impossible ! A moins de devenir très habile avec l’approche des désirs, il est vain de vouloir y renoncer ; le renoncement, s’il est fait sans compréhension, va entraîner la frustration et générer des phénomènes de compensation qui peuvent être très graves. Les satisfaire de la manière habituelle, c’est-à-dire sans discernement, ne va pas nous aider à nous libérer de cette jungle des désirs.

D’abord voyons le but : il ne s’agit pas de ne plus avoir de désirs mais d’être libre de ceux-ci ! Le sage ne dépend pas de la satisfaction ou non des désirs pour être heureux. Il a déjà pour lui le gâteau de la plénitude ! Un désir satisfait n’est qu’une cerise sur le gâteau.

Alors comment gérer habilement ses désirs ?

Dans l’article suivant je détaillerai 4 stratégies : l’acceuil des désirs, la satisfaction consciente de certains désirs, la visualisation créatrice ainsi que la gestion de la frustration ou déception de désirs non satisfaits.

Eveils et Illumination – 2 –

Il faut préciser les différences entre des expériences d’éveils, si grandes soient-elles et l’illumination.

Les expériences d’éveils sont très fréquentes et peuvent être de différentes intensités. La plus simple, par exemple une grande joie dans une randonnée, vous éveille à votre joie intérieure. Une expérience d’éveil beaucoup plus intense peut être une désidentification radicale par rapport aux pensées et émotions.

Je me souviens d’une de ces expériences. Plus aucune des pensées et émotions qui traversaient mon ciel intérieur ne m’affectait. Cette désidentification m’a procuré un sentiment de liberté incroyable ; et pendant tout ce temps l’égo/moi séparé était totalement absent. Puis il est réapparu à la fin l’expérience. Certaines personnes peuvent vivre de tels éveils durant des mois ou années et finalement cela peut se dissiper. Si cela se dissipe et que durant cette période vous vous êtes installé comme maître spirituel, vous pouvez imaginer les problèmes que cela peut causer, non seulement à vous-mêmes mais également à vos élèves !

Imaginez l’Illumination finale ou la sagesse comme un pays voisin du nôtre. Ces expériences d’éveils sont comme des fenêtres qui s’ouvrent sur ce pays de cocagne pendant un certain temps, voir cela peut être des incursions profondes dans ce merveilleurs pays ; mais finalement il faut rentrer au pays de la dualité car le processus de transformation n’est pas terminé.

En revanche l’illumination finale est comme un ventilateur dont on a retiré la prise. Ce qui alimentait le ventilateur de la dualité a été désactivé définitivement. Les pâles du ventilateur peuvent tourner encore un tout petit peu…mais pas longtemps ! Et la prise a disparue !

Comment faire la différence ? Si avec de l’honnêteté il est assez facile de le voir chez soi, en revanche c’est bien difficile d’en être sûr chez les autres et en particulier avec les enseignants spirituels ! Bon, si cet enseignant passe beaucoup de temps à décrire « son » éveil » et se réjouit tellement de ce qui lui est arrivé…et si le décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il fait est très grand alors il y a de quoi rester sur ses gardes !

L’illumination – 1 –

Ce terme est très utilisé dans les spiritualités orientales ; il n’est en revanche pas employé dans la chrétienté, même si Jésus et d’autres grands saints chrétiens y ont fait maintes fois allusion.

Celui ou celle qui a atteint cet état d’Illumination est redevenu simple. Nous sommes compliqués, le Sage est simple ! Souvenons-nous de la parole de Jésus : « A moins de redevenir comme des petits enfants il n’est pas possible d’entrer dans le Royaume de Dieu ». Jésus ajoute à un autre endroit : « le Royaume de Dieu est en vous « . L’illumination est la réalisation définitive de notre propre nature profonde.

Cet état d’illumination implique la disparition des croyances et préjugés, des émotions négatives de refus et de tout sentiment de séparation. L’unité est retrouvée ; c’est ce qu’il faut comprendre lorsque l’expression de fraternité est utilisée.

Si l’Orient a tendance à mettre sur un piedestal la personne illuminée, cela n’est absolument pas une nécessité : une telle personne ne cherche pas à être connue ou à se mettre en avant, puisque justement elle est redevenue normale et simple !

En revanche, c’est une bénédiction de la fréquenter car les effets secondaires d’une telle fréquentation, ce sont la joie, la sérénité, la plénitude qui grandit en nous à son contact.

Devenir sage ou « illuminé », ce n’est pas gagner quelque chose, mais bien au contraire perdre tout ce qui nous empêchait d’être simple, spontané et serein.

Il ne faut pas confondre des états d’éveils, aussi grands soient-ils, et l’illumination. Dans la partie – 2 – je reviendrai sur les différences entre ces états d’éveil et l’illumination.

Choix et libre-arbitre – 2 –

Nous avons la possibilité de choisir mais la plupart de ces choix (voire tous !) sont conditionnés.

Si nous ne sommes pas libres de nos choix, alors sommes-nous responsables de ces actes ?

A l’exemple de la justice humaine la réponse est assez simple : nous ne sommes pas responsables si la liberté dans le choix n’est pas là. Un immense soulagement peut émerger d’une telle conclusion ; car, le sentiment de culpabilité n’a plus de justification ; nous n’avons pas à porter le poids de cette responsabilité ainsi que le poids du monde sur nos épaules !

En revanche, s’il est vrai qu’un grand sentiment de liberté peut se révéler, nous aurons à vivre néanmoins les conséquences des actes que nous avons posé malgré cette absence de responsabilité.

« Vous tuez l’amant de votre femme ! » Même si d’innombrables conditionnements internes et externes vous ont poussé à faire cet assassinat et qu’ainsi vous ne pouvez en être le responsable, il n’empêche que c’est bien vous qu’on mettra en prison ! Si par chance votre geste n’est pas découvert, c’est bien en vous que le sentiment de culpabilité travaillera et crééra sa cohorte de réactions internes négatives qui ruinera votre vie !

Alors, si nous n’avons pas de responsabilité nous pouvons nous permettre de tout faire ? me direz-vous ! Non, car si vous n’avez pas les dispositions pour le faire (tendances et conditionnements) jamais vous ne pourrez assassiner cet amant !

Concrètement que fait-on ?

Nous pouvons continuer à choisir et avoir ainsi parfois l’illusion du libre-arbitre, mais faisons le sans être dupe. Et si nous le pouvons (c’est-à-dire avons la disposition pour le faire) utilisons nos expériences passées en tirant les leçons de nos échecs et erreurs, non pas pour nous sentir coupables et responsables, mais pour tenter d’améliorer la qualité de nos actes futurs.

Et profitons ainsi de d’une vie plus légère et joyeuse qui fait écho aux paroles de l’évangile : « Que ta volonté soit faite » ou celle de l’Islam : « Incha’Allah », si Dieu le veut.

Choix et libre-arbitre – 1 –

Ce thème du choix et du libre arbitre est sujet à beaucoup de confusion et ceci même de la part d’enseignants spirituels qui se disent éveillés.

Pour y voir clair, il faut différencier la possibilité du choix et du libre arbitre. Nous choisissons continuellement du matin au soir. Nous choisissons de nous lever plutôt que de rester au lit ; nous choisissons d’aller au travail ou non, nous choisissons de poursuivre une relation ou non. Et parfois, nous choisissons de ne pas choisir ! Et pour ceux qui remettent en cause notre possibilité de choisir il nous faut les envoyer au cinéma : choisissent-ils de visionner un film plutôt qu’un autre ou vont-ils voir tous les films dans le même temps, à la même heure ?

Sans choix nous ne pouvons pas vivre sur terre, c’est ainsi ! (1)

La question qui se pose ensuite est vertigineuse : sommes nous libres de faire un choix plutôt qu’un autre ?

Avant de répondre directement à cette question et m’attirer les foudres de certains internautes, regardons la situation le plus lucidement possible. Qu’en est-il avec notre corps ? Nous ne pouvons pas contrôler l’essentiel des fonctions du corps. Il respire, digère et élimine de lui-même sans notre intervention. Nous ne pouvons pas contrôler vraiment nos émotions. Si vous décidez d’être uniquement joyeux et légers durant une journée, vous vous apercevez très vite que cela fluctue en vous sans que vous n’y pouvez rien. Il en est de même avec les pensées. Si je vous dis de ne pas penser à un singe, le pourrez-vous longtemps sans qu’aucune image ne s’impose à vous ? Les pensées se succèdent et ne nous laissent que peu de choix. C’est le principal problème des méditants débutants : « Je n’arrive pas à contrôler mon esprit » !

Il y a ensuite tous les conditionnements liés à notre histoire de vie comme la naissance, les parents, traumatismes, éducation, écoles, internet, adolescence, etc… qui vont fortement nous influencer d’un côté ou d’un autre.

Il y a ensuite tout ce qui se passe à l’extérieur de nous et sur lequel nous avons si peu de prise ; la météo, les grands mouvements de société, les réactions de notre partenaire ou ami, la politique, la guerre, les crises économiques, notre voiture qui tombe en panne etc.

Il y a ceux qui disent : d’accord, nous ne sommes pas libres de choisir ce que nous vivons, mais nous pouvons tout au moins choisir notre manière d’y faire face ! Consciemment personne ne souhaite souffrir; alors, pourquoi certains n’arrivent pas à choisir la bonne réaction à ce qui leur arrive ?

Après examen, la réponse, qui s’impose, est que nous sommes amenés à choisir continuellement mais que ces choix ne recèlent que peu de liberté.

Est-ce une tragédie ou une bénédiction ?

Dans un prochain article nous réponderons à cette question !

(1) et nous choisissons pour ceux qui n’ont pas les moyens de conscience de prendre des décisions pour eux-mêmes, ceci afin qu’ils puissent survivre.

Les émotions – 3 –

Si 95 à 98 % de nos émotions dites négatives sont une conséquence du refus de la vie telle qu’elle est, il en reste environ 2 à 5 % qui sont tout à fait normales et saines.

Je voudrai évoquer celles-ci afin de ne pas discréditer toutes les émotions.

Lorsque nous recevons une pierre sur notre cuisse, cela crée un choc physique avec éventuellement des muscles blessés et abimés.

De la même manière, il peut y avoir des chocs émotionnels.

Votre voisine, que vous appréciez, se tue subitement en tombant dans les escaliers : cela crée en vous un choc émotionnel et peut-être un grand chagrin ! C’est tout à fait normal et naturel. La vie va exprimer ce choc en vous par une perturbation émotionnelle et énergétique.

Imaginez maintenant un sage, le plus grand soit-il, Jésus, le Bouddha qui perd son propre fils dans un accident de voiture. Pouvez-vous réellement croire qu’il va rester zen et neutre ? Bien-sûr que non, ou alors qui souhaiterait devenir sage si ce cela signifie perdre totalement sa sensibilité ?

Il va donc subir également un gros choc émotionnel et peut-être des sanglots et pleurs vont se manifester en lui également.

Néanmoins, une différence capitale entre les sages et le fonctionnement habituel de l’être humain : le sage va totalement accepter la situation. Il accepte d’abord ce choc émotionnel qui le traverse sans jamais se dire qu’en tant que « sage » il ne devrait pas ressentir une telle émotion et ensuite il accepte radicalement la situation que son fils soit mort. Une pensée telle que « c’est pas juste, cela aurait dû se passer autrement, si j’avais fait ceci ou cela » n’apparaîtra jamais en lui. En conséquence, le chagrin ne pourra pas s’incruster et compte tenu de la loi du changement cette émotion de tristesse s’en ira rapidement.

En ce qui nous concerne, même si cette émotion de gros chagrin est profondément naturelle et saine, il se peut fort que non seulement nous refusions la situation mais que nous allons l’entretenir en adoptant une nouveau rôle, celui de la victime. Cela aura pour effet d’empêcher cette émotion de s’en aller rapidement.

En conclusion, il y a des émotions négatives qui se fondent sur le refus de la vie telle qu’elle est et les autres profondément naturelles et normales qui sont une réponse de la vie à la situation.

Les émotions – 2 –

95 à 98 % des émotions dites négatives telles que la tristesse, la colère, l’ennui, etc… sont évitables et nous pourrions en faire l’économie !

Voici un échantillon de ces émotions :

Vous roulez et subitement un automobiliste vous coupe la route ; vous devez freiner brusquement et vous maudissez cette personne. Cela vous met en colère ou alors votre pouls s’accélère tellement vous avez eu peur !

Que s’est-il passé vraiment ?

La seule réalité, la seule vérité, c’est que cet automobiliste vous a coupé la route et vous avez dû freiner fortement. A partir de là, notre mental va construire une réalité totalement fictive : il aurait dû respecter la priorité ! Nous tentons de surimposer sur la réalité notre propre réalité imaginée. Bien-sûr, c’est impossible ; le monde ne nous obéit pas au doigt et à l’oeil , d’autant plus que ce qui s’est passé ne peut être changé. En conséquence, cela crée un conflit en nous. Nous refusons cette seule réalité – il m’a coupé la route – et ce refus se manifeste par la colère.

Pouvons-nous imaginer une vie où le 95 à 98 % de ces émotions négatives disparaissent ? Cette vie deviendrait un vrai paradis !

Le travail spirituel va être de convertir ces Non en Oui !

Le troisième volet du thème des émotions traitera de ces 2 à 5% des ces émotions dites négatives qui sont tout à fait normales et naturelles.

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